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Pauline Remy, psychomotricienne

Pauline Remy a rejoint l’équipe de l’AAFS en qualité de psychomotricienne. Une activité qu’elle cumule à celle de son cabinet.

Les demandes de prise en soin concernent généralement les enfants de plus de 4 ans, mais le métier de psychomotricienne s’adresse à tout le monde : futures mamans, soins paliatifs, gériatrie, enfants porteurs de handicaps ou pas. A la Crèche familiale, son travail s’articule essentiellement autour de trois axes : l’observation, la prévention et l’accompagnement d’enfants de moins de trois ans. Il s’agit concrètement de proposer le plus d’expériences motrices possibles pour que les enfants apprennent à découvrir leur corps de sorte à s’en servir au mieux. Un enfant qui connait bien son corps et ses capacités, qui aime bouger, tombera et se cognera moins.

« J’ai été sollicitée récemment par mes collègues puéricultrices et éducatrices de jeunes enfants pour accompagner un enfant de 18 mois qui n’arrivait pas à passer de la position assise à debout alors qu’il savait marcher, déclare Pauline Remy. Pourquoi ? Parce qu’en voulant l’aider, les adultes qui l’entourent ont fait à sa place ce qu’il aurait dû apprendre à faire seul, par le jeu et la découverte du mouvement : s’asseoir, se mettre debout » alors que les enfants y parviennent seul : il suffit juste de jouer avec eux, de leur proposer des situations attrayantes et nouvelles au sol. Et d’ajouter : « Ce petit garçon aurait peut-être fini par y arriver seul, mais à quel prix ? Car la frustration motrice n’est pas souhaitable dans le développement psychomoteur et psycho-affectif de l’enfant. Un enfant qui pleure au sol parce qu’il n'arrive pas à se lever pour rejoindre ses camarades n’apprend rien : il perd confiance en lui.

Pauline fait beaucoup de visites à domicile chez les assistant(e)s maternel(le)s de la Crèche familiale et rencontre les puéricultrices et les éducatrices de jeunes enfants du secteur en question. La demande de la visite vient de la puéricultrice, de l’éducatrice de jeunes enfants, directement de l’assistant(e)s maternel(le)s, ou même des parents eux-mêmes. De la première visite découle parfois un court suivi psychomoteur de l’enfant. Au total, elle passe cinq demi-journées par semaine sur le terrain.

A partir de septembre, elle organisera des ateliers de psychomotricité par petits groupes. L’idée est de proposer aux enfants des temps d’expériences motrices globales, d’observer leur développement et leur proposer un premier espace-temps où parler de leur corps (pour les plus grands). En parallèle, ce temps servira aussi aux assistant(e)s maternel(le)s pour parler du développement psychomoteur de l’enfant, écouter leurs observations, leur proposer de nouveaux jeux à refaire au domicile.

Il faut dire que Pauline Remy ne part pas de zéro à la Crèche familiale : « Les deux psychomotriciennes ont fait un vrai travail avant moi, ça se sent quand on rencontre les assistant(e)s maternel(le)s, elles sont très sensibilisées au bien-être de l’enfant, à sa façon de bouger ».

L’histoire continue donc.